Archives pour la catégorie poeme


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Dis, quand reviendras-tu ?

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Voilà combien de jours, voila combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m’as dit cette fois, c’est le dernier voyage,
Pour nos coeurs déchirés, c’est le dernier naufrage,
Au printemps, tu verras, je serai de retour,
Le printemps, c’est joli pour se parler d’amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris.
*
Dis, quand reviendras-tu ?
Dis, au moins le sais-tu ?
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus.
*
Le printemps s’est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d’automne,
Soudain, je m’alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vier, je tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j’ai le mal d’amour, et j’ai le mal de toi.
*
J’ai beau t’aimer encore, j’ai beau t’aimer toujours,
J’ai beau n’aimer que  toi, j’ai beau t’aimer d’amour,
Si tu ne comprends pas qu’il te faut revenir,
Je ferais de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m’émerveille,
J’irai me réchauffer à une autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n’ai pas la vertu des femmes de marins.

*

Barbara
(Paroles et musique)

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Veni, sancte…

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Esprit-Saint, descendez en ceux
Qui raillent l’antique cantique
Où les simples mettent leurs voeux
Sur la plus naïve musique.

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Versez les sept dons de la Foi
Versez, Esprit d’Intelligence,
Dans les âmes toutes au moi
Surtout l’amour et l’indulgence
*
Et le goût de la pauvreté
Tant des autres que de soi-même ;
Qu’ils comprennent la charité
Puisqu’ils sont l’élite et la crème.
*
Qu’ils estiment leur rire sot,
Visant, non le dogme immuable,
Mais l’humble et le faible (un assaut
Dont le capitaine est le Diable).
*
Au lieu d’ainsi le profaner,
Ce cantique de nos ancêtres,
Qu’ils méditent, pour donner
Le bon exemple, eux, les grands maîtres.
*
Et tandis qu’ils seront en train
D’édifier le paupérisme
D’esprit et d’argent, qu’ils réin
Tégrent un peu le Catéchisme.

*

Verlaine

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La Légende des siècles (Hugo)

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Le romancero du Cid

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Ma tour n’est qu’un tas de pierre,
Roi, mais j’en suis le seigneur ;
Elle porte son vieux lierre
Comme moi mon vieil honneur.
*

Je vous préviens qu’on me fâche
Moi qui n’ai rien que ma foi,
Lorsque étant homme, on est lâche,
Et qu’on est traite, étant roi.
*
Je sens vos ruses sans nombre ;
Oui, je sens tes trahisons
Moi pour le bien, toi pour l’ombre,
Dans la nuit nous nous croisons.

*

Quand don Sanche est dans sa ville,
Il me parle avec hauteur ;
Je suis un bien vieux pupille
Pour un si jeune tuteur.

…/…

Roi, vous l’avouerez, j’espère,
Mieux vaut avoir au talon
Le venin d’un vipère
Que le serment d’un félon.

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Victor HUGO
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A une dame créole

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Au pays parfumé que le soleil caresse,
J’ai connu, sous un dais d’arbres tout empourpré
Et de palmiers d’où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.

*

Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le col des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.

*

Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d’orner les antiques manoirs,

Vous feriez, à l’abri des ombreuses retraites,
Germer mille sonnets dans le coeur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.

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Baudelaire

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Dans un vieux cloître…(Hugo)

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Alors elle me dit : Pourquoi n’avez-vous pas
Parlé plus tôt ? Et moi je répondis tout bas :
- Mais que voulais-tu donc que je te demandasse ! -
Tutoyer une étoile est une douce audace,
Même avec l’imparfait du subjonctif. Déjà
Elle avait fort rougi ; ce qui  fait qu’on songea,
Le désir dans mon âme et la peur dans la sienne,
A se réfugier dans cette église ancienne
Où nous voilà, priant tous deux, dans le saint lieu,
Elle Marie, un ange, et moi l’Amoour, un dieu.
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Victor HUGO
(1875)

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La pipe

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Je suis la pipe d’un auteur ;
On voit, à contempler ma mine
D’abyssinienne ou de Cafrine,
Que mon maître est un grand fumeur.
*
Quand il est comblé de douleur,
Je fume comme la chaumine
Où se prépare la cuisine
Pour le retour du laboureur.
*
J’enlace et je berce son âme
Dans le réseau mobile et bleu
Qui monte de ma bouche en feu,
*
Et je roule un puissant dictame
Qui charme son coeur et guérit
De ses fatigues son esprit.

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*
Baudelaire
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Le châtiment de Tartufe

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Tisonnant, tisonnant son coeur amoureux sous
Sa chaste robe noir, heureux, la main gantée,
Un jour qu’il s’en allait, effroyablement doux,
Jaune, bavant la foi de sa bouche édentée,
*
Un jour qu’il s’en allait, « Oremus », – un Méchant
Le prit rudement par son oreille benoîte
Et lui jeta des mots affreux, en arrachant
Sa chaste robe noire autour de sa peau moite !
*
Châtiment !…Ses habits étaient déboutonnés,
Et le long chapelet des péchés pardonnés
S’égrenant dans son coeur, Saint Tartufe était pâle !…
*
Donc, il se confessait, priait, avec un râle !
L’homme se contentât d’emporter ses rabats…
- Peuh ! Tartufe était nu du haut jusques en bas !

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Rimbaud
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Elévation

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Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

*

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaîment l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

*

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

*

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur  poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et serins ;

*

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
 Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

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Baudelaire
Les fleurs du mal
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Qu’en dis-tu, voyageur…

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Qu’en dis–tu, voyageur, des pays et des gares ?
Du moins as-tu cueilli l’ennui, puisqu’il est mûr,
Toi que voilà fumant de maussades cigares,
Noir, projetant une ombre absurde sur le mur ?
*
Tes yeux sont aussi morts depuis les aventures,
Ta grimace est la même et ton deuil est pareil :
Telle la lune vue à travers des mâtures,
Telle la vieille mer sous le jeune soleil,
*
Tel l’ancien cimetière aux tombes toujours neuves !
Mais voyons, et dis-nous les récits devinés,
Ces désillusions pleurant le long des fleuves,
Ces dégoûts comme autant de fades nouveau-nés,
*
…/…
*
Il faut n’être pas dupe en ce farceur de monde
Où le bonheur n’a rien d’exquis et d’alléchant
S’il n’y frétille un peu de pervers et d’immonde,
Et pour n’être pas dupe il faut être méchant.
*
…/…
*
Bien, de n’être pas dupe en ce monde d’une heure,
Mais pour ne l’être pas durant l’éternité,
Ce qu’il faut à tout prix qui règne et qui demeure,
Ce n’est pas la méchanceté, c’est la bonté

***
*
Verlaine
Sagesse

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Je suis vieux…

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***
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Je suis vieux, elle est vieille ; et son coeur est à moi.
Une jeune pourrait croire de bonne foi
M’aimer, et puis un jour, qu’une occasion naisse,
Prendrait quelque blondin ; jeunesse veut jeunesse
Mais avec celle-ci je suis tranquille ; elle a
Mon âge, et la même âme en nous toujours brûla ;
Je n’ai pas à veiller sur un corps qui m’échappe ;
Le corps est une porte où personne ne frappe
Dès que la ride vient ou que le poil blanchit.
Il me manque des dents, sa taille s’avachit,
Tant mieux ; elle n’a plus de ces regards chandelles
Où le mouches d’été viennent flamber leurs ailes,
Tant mieux ! je suis chez moi, je n’ai pas d’envieux.
Je l’idolâtre vieille, elle m’adore vieux.
Les ans derrière nous s’en vont dans la bruine,
Tout les deux en même temps nous tombons en ruine ;
Nos lézardes ne font que nous donner du jour,
Et ne sont qu’un passage à des rayons d’amour,
Et nous nous aimons mieux que nous ne nous aimâmes
Nos corps en s’écroulant nous laissent voir nos âmes.

***
*

Victor HUGO

***

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Le voyage

O cerveaux enfantins !
Pour ne pas oublier la chose capitale,
Nous avons vu partout, et sans l'avoir cherché,
Du haut jusques en bas de l'échelle fatale,
Le spectacle ennuyeux de l'immortel péché

*********

Amer savoir celui qu'on tire du voyage !

.........

Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste ;
Pars, s'il le faut. L'un court, et l'autre se tapit
Pour tromper l'ennemi vigilant et funeste,
Le temps ! Il est, hélas ! des coureurs sans répit

Baudelaire

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Par delà le bien et le mal

"Ce qui me bouleverse,
ce n'est pas que tu m'aies menti,
c'est que désormais je ne pourrai plus te croire"

Nietzsche

ELCIIS

Qui suis-je maintenant, moi qui parle ? Je suis
Un vieux homme qui va sur la route.....
Je suis cet horrible inconnu
Qu'on nomme le passant et le premier venu ;
Je suis la grande voix du dehors ; et les choses
Que je dis, et qui font blémir vos fronts moroses,
Sont celles qu'à vos pieds tout un peuple vivant
Rêve et pense, et qu'emporte au fond des cieux le vent.

Victor Hugo

L’ennemi, c’est le capitalisme

En considérant les conditions de l'offre et de la demande comme des données et en faisant de l'intervention de l'Etat un mal ultime, l'idéologie du laisser-faire a efficacement condamné la redistribution des revenus ou de la richesse.

Je veux bien admettre que les tentatives de redistribution contrarient l'efficacité des mécanismes du marché, mais faut-il pour autant s'abstenir de toute tentative en la matière ?

La foi en la raison a conduit aux excès...nous devons être assez raisonnables pour reconnaître que la raison a ses limlites...

Le temps est venu d'élaborer un cadre conceptuel fondé sur notre faillibilité.

Là où la raison a échoué, cette faillibilité peut réussir.

SOROS

QUI A DIT ?????

...fait appel à des sentiments simples mais forts :
la révolte contre l'injustice, le sens de la dignité et de la solidarité humaine, l'amour de la vérité, la foi en l'homme et en ses capacités, le goût des grandes entreprises et d'abord en la plus belle de toutes :
libérer les travailleurs d'une exploitation séculaire en donnant à tous les exploités...les moyens de leur propre émancipation.

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Projet du Parti socialiste
(Pour la France des années 80/p33)

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